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À la recherche d’un vrai éditeur de livres…

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Comment différencier un vrai éditeur d’une simple société de service aux auteurs ? Quelles sont les différentes sortes de contrats d’édition ?

D’après une question de Marcel-Sacha B., Psychologue humaniste à Martigues.

Plan de lecture Trouver un éditeur – Conseil d’écriture no 15
Généralité L’éditeur traditionnel francophone
Les éditeurs apparentés francophones
Les pièges des faux éditeurs…
La vidéo de À la recherche d’un éditeur…

Avant de signer un contrat d’édition, l’écrivain doit impérativement vérifier qu’il traite avec un éditeur qui prendra tout en charge.

Généralité

L’éditeur traditionnel francophone

Un éditeur au sens traditionnel est une société dont l’activité consiste à promouvoir et à diffuser une œuvre littéraire. Il propose un contrat d’édition.

L’auteur doit lui proposer une histoire : bien faite, sans fautes, et correctement écrite. C’est l’objet de la première partie de mon service.

L’éditeur s’occupe ensuite de tout : à partir du fichier normalisé fourni par l’auteur, il va s’occuper de la PAO (la préparation des fichiers pour l’imprimerie), de l’impression du livre broché (donc au moins en 1000 exemplaires sur lesquels il versera 10 % d’à-valoir du prix de vente hors-taxe à l’auteur), de la création du livre numérique, et de la communication. L’auteur est ainsi une sorte de salarié et l’éditeur une sorte d’employeur.

Une fois son livre accepté (donc intéressant, sans fautes, correctement écrit, et normalisé), l’auteur reçoit de l’argent et n’a plus jamais rien à payer sur la suite du processus.

Si vous êtes un éditeur ou que vous vous autoéditez, il vous faudra créer les fichiers destinés à l’imprimerie : PAO de livre broché, PAO de livre numérique, PAO de livre audiophonique, et PAO de couverture. C’est l’objet d’une seconde partie de mon service. Elle ne pourra être chiffrée qu’après la première partie terminée.

La liste d’éditeurs traditionnels proposée par Le Corrigeur regroupe la plupart des grandes sociétés d’édition publiant en langue française. Elles sont classées selon l’ordre alphabétique.

Vous devez vous connecter et être un client du Corrigeur pour pouvoir accéder à cette liste de 112 éditeurs traditionnels.

Érudit

Les éditeurs apparentés francophones

Attention : ce sont des sociétés de services aux auteurs.

Bien qu’elles aient souvent le mot éditions dans leur nom, elles ne proposent pas de contrat d’édition, mais un contrat de service dit édition à compte d’auteur ou édition participative. L’auteur est alors leur client, et pour ce dernier, cette entreprise est un fournisseur.

Ces fournisseurs réunissent en un seul endroit la plupart des services prétendument nécessaires aux auteurs pressés qui désirent obtenir rapidement un petit tirage de leurs écrits. La plupart de leurs services pourraient être obtenus chez votre imprimeur de quartier sans perte de vos droits d’auteur. Quel que soit ce type de structure, l’auteur devra s’occuper activement de sa promotion.

L’auteur a tout à payer, et reçoit des services.

Vous devez vous connecter et être un client du Corrigeur pour pouvoir accéder à cette liste de 16 sociétés de services aux auteurs.

Expert

Les pièges des faux éditeurs…

Certaines sociétés de services aux auteurs veulent se faire passer pour des éditeurs au sens traditionnel du terme. Voici comment les détecter.

Un éditeur reçoit plusieurs centaines d’ouvrages par semaine. De faux éditeurs se sont engouffrés dans cette manne pour promettre monts et merveilles aux nouveaux auteurs en mal de renommées. Voici quelques points importants à examiner pour vérifier que le client de ces entreprises est bien le lecteur et non l’auteur.

Précisons tout d’abord que si une prétendue société d’édition au sens traditionnel du terme vous demande de l’argent pour éditer votre livre ou ajouter des suppléments à l’édition, fuyez. Certaines poussent même le vice à vous proposer une « édition gratuite », avec une mise en page et une couverture réduites au minimum. Cela ne leur coute pas grand-chose puisque chez eux l’impression est réalisée « à la demande ». Ce piège consiste d’une part à vous lier par un contrat d’exclusivité qui vous empêchera d’aller voir ailleurs, et d’autre part de vous tenter par des options toujours payantes.

Voici quelques autres indices :

  1. Il y a souvent le mot « édition » dans leur nom.
  2. Ces entreprises mettent en avant la réception des manuscrits ou la publication des premières œuvres ou la recherche de nouveaux auteurs. Elles ne s’adressent pas vraiment au lecteur, ce qui montre bien que leur vrai client est l’auteur et non le lecteur.
  3. Leur catalogue ne montre aucun auteur connu, pas même de votre libraire.
  4. L’affichage du numéro SIREN est une obligation légale, mais, comme d’ailleurs souvent pour toutes les autres informations légales [également] obligatoires, il manque parfois et, quand ce numéro existe, les services appropriés (societe.com ou verif.com) révèlent alors un nombre de salariés très inférieur à la centaine, ce qui est incompatible avec une industrie. Une société d’édition doit nécessairement être une industrie pour couvrir ne serait-ce que les 25 000 points de vente de livres sur la seule surface de la France.
  5. L’utilisation de la base de données des libraires est mise en avant comme preuve de qualité, alors qu’il ne s’agit que d’une simple liste de plusieurs millions de titres qui ne sert en réalité qu’à savoir quel est le producteur d’une œuvre littéraire dont on connait déjà le titre ou le nom de l’auteur. Il en est de même pour l’inscription comme éditeur à la Bibliothèque nationale (BNF), alors que ce n’est jamais qu’une obligation légale pour pouvoir réaliser un dépôt légal : cette entreprise est nécessairement considérée comme éditrice par la BNF dès lors qu’elle est établie sur le territoire français.
  6. Les livres mis en avant par ces sociétés sont inconnus de votre libraire, et le nombre de livres de leur catalogue est époustouflant par rapport à la date de création de l’entreprise. Bah oui ! Ils acceptent tous les clients, c’est-à-dire, dans leur cas, tous les auteurs qu’ils ont grugés.
  7. La mise en page ou l’orthographe du site ou des livres mis en avant ne font souvent pas très professionnel et ne donnent guère envie.
  8. L’impression est réalisée à la demande au lieu d’un premier tirage d’environ 1000 exemplaires.
  9. Les droits d’auteurs sont inexistants ou ridiculement bas au lieu d’être d’au moins 10 %. Il arrive même fréquemment qu’ils ne soient de toute façon pas versés, car prétendument inexistants ou en dessous d’un seuil [ce qui est bien sûr illégal].
  10. Le contrat ne prévoit pas d’à-valoir avant vente [qui est traditionnellement de 10 % du prix de vente hors-taxe total du premier tirage].

La principale activité d’un vrai éditeur [au sens traditionnel du terme] ne consiste pas à publier, mais à refuser de publier : les éditeurs reçoivent plusieurs centaines d’ouvrages par semaine. Les vrais [toujours au sens traditionnel du terme] n’en retiennent qu’une dizaine par an, parfois moins.

Nous réaliserons ensemble, le moment venu, une accroche destinée à les intéresser à votre œuvre, et nous verrons aussi comment vous autopublier en attendant leur réponse.

La vidéo de À la recherche d’un éditeur

Se faire publier, trouver un éditeur est une vidéo de Manon Le Corre. Elle a été publiée le 4 juin 2018.

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